Archives de janvier, 2016

LILLE

Publié: 28 janvier 2016 dans HUMOUR

 

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Guide Maupassant

Publié: 23 janvier 2016 dans HUMOUR

 

« J’aime le ciel comme un oiseau, les forêts comme un loup rôdeur, les rochers comme un chamois, l’herbe profonde pour m’y rouler, pour un courir comme un cheval, et l’eau limpide pour y nager comme un poisson. Je sens frémir en moi quelque chose de toutes les espèces d’animaux, de tous les instincts, de tous les désirs confus des créatures inférieures. J’aime la terre comme elle et non comme vous, les hommes, je l’aime sans l’admirer, sans la poétiser, sans m’exalter. J’aime d’un amour bestial et profond, méprisable et sacré, tout ce qui vit, tout ce qui pousse, tout ce qu’on voit, car tout cela, laissant calme mon esprit, trouble mes yeux et mon cœur, tout : les jours, les nuits, les fleuves, les mers, les tempêtes, les bois, les aurores, le regard des femmes. « 
-J’ai trouvé cette citation dans un guide … Non pas le guide Michelin ni le guide du routard … mais dans le Guide Maupassant

C’est Guignol …

Publié: 13 janvier 2016 dans HUMOUR

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Je me balade au parc, dans le bac à sable deux enfants jouent à faire des pâtés avec seaux et pelles, sur les bords du bassin des grenouilles un petit matelot souffle sur la voile de son navire en bois … deux mamans discutent avec une mamie !!! Tout est serein , un oiseau pleure sous le saule …Je passe devant le tourniquet qui grince … sur les balançoires il n’y a pas de demoiselles …Mais où sont-ils donc … tous ces gosses ???
Ah, c’est là que ça se passe …GUIGNOL … le Petit Théâtre de Guignol !!!

Je m’assied sur un banc en bois au milieu des enfants …
Le rideau s’ouvre, Guignol apparaît .
– Bonjour, les enfants !!! – Bonjour Guignol !!!
L’argument, c’est guignol qui s’oppose à un pirate barbu d’une part, et d’autre part il y a un gendarme qui roule les Rrrrrr !!! L’intrigue s’articule autour d’un contentieux simple, en gros Guignol doit récupérer le collier de la Marquise dérobé par le pirate !!! Bon, c’est simple, mais avec mon esprit facétieux je suspecte de suite la Marquise de l’avoir donné au pirate en échange de faveurs sexuelles …
Guignol demande aux enfants si le pirate est parti par là … les enfants répondent « ouiiiiii » Le pirate caché dans un coin demande aux enfants de trahir Guignol … ils répondent « nooonn ». Je crie « siiiiii » mais mon cri se noie dans celui des enfants !!! Le pirate arrive dans le dos de Guignol armé d’un gourdin … les enfants veulent prévenir Guignol « Attention ! Attention! », mais chaque fois que Guignol se retourne le pirate se cache … Guignol demande aux enfants si le pirate est dans les parages … les enfants crient « derrière toi ! Derrière toi ! » … Guignol se prend un coup de bâton … Silence angoissé dans le petit théâtre … On croit qu’il est assommé, mais en fait non, il fait semblant … Il ruse, se relève et à son tour assomme le voleur … pour faire bonne mesure le roue de coups de bâton … le gendarme apparait « alorrrrs ? y’a de la bagarrrre ? » Guignol explique, le gendarme arrête le pirate et félicite Guignol …
Les enfants applaudissent à tout rompre … j’applaudis de concert … Le rideau se ferme !!! Les enfants crient « au revoir Guignol » … je me dis que Guignol doit avoir gardé le collier pour lui … il est finaud le gône !!!
Je me lève et m’échappe de la marmaille !!!

« Quelle belle journée ! » … Ce soir j’vais chez Michou !!!

Très souvent en voyant l’agitation des politiques, je me dis qu’on ne vit pas trop loin du granguignolesque théâtre …

 

Satellite

 

 

 

 

 

 

 

 

HUGO …

Publié: 11 janvier 2016 dans HUMOUR
LITERATURE-VICTOR HUGO

Portrait de NADAR

Lue lors de la cérémonie organisée dimanche 10 janvier place de la République pour rendre un hommage officiel et populaire – en présence de François Hollande – aux victimes des attentats, l’allocution prononcée par Victor Hugo le 5 septembre 1870 semblait écrite pour l’occasion.

« Sauver Paris, c’est plus que sauver la France, c’est sauver le monde. Paris est le centre même de l’humanité. Paris est la ville sacrée. Qui attaque Paris attaque en masse tout le genre humain », avait alors lancé l’écrivain devant la foule qui l’attendait devant la Gare du Nord pour son retour dans la capitale après un exil long de 19 ans.

Un départ de la France engendré le 2 décembre 1851 par le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte dont il avait attendu –en Belgique puis Jersey avant de s’installer à Guernesey– la chute et la victoire de la République pour regagner le pays. Voici l’intégralité de son allocution, à nouveau prononcée dimanche 10 janvier entre deux tours de chant du Chœur de l’armée française.

Les paroles me manquent pour dire à quel point m’émeut
l’inexprimable accueil que me fait le généreux peuple de Paris.
Citoyens, j’avais dit : Le jour où la république rentrera, je rentrerai.
Me voici.

Deux grandes choses m’appellent.
La première, la république. La seconde, le danger.
Je viens ici faire mon devoir.
Quel est mon devoir ?
Défendre Paris, garder Paris.
Sauver Paris, c’est plus que sauver la France,
c’est sauver le monde.

Paris est le centre même de l’humanité. Paris est la ville sacrée.
Qui attaque Paris attaque en masse tout le genre humain.
Paris est la capitale de la civilisation, qui n’est ni un royaume,
ni un empire, et qui est le genre humain tout entier dans son passé et dans son avenir.
Et savez-vous pourquoi Paris est la ville de la civilisation ?
C’est parce que Paris est la ville de la révolution.

Qu’une telle ville, qu’un tel chef-lieu, qu’un tel foyer de lumière,
qu’un tel centre des esprits, des cœurs et des âmes, qu’un tel cerveau
de la pensée universelle puisse être violé, brisé, pris d’assaut, par qui ?
par une invasion sauvage ? cela ne se peut.
Cela ne sera pas. Jamais, jamais, jamais !

Citoyens, Paris triomphera, parce qu’il représente l’idée humaine
L’instinct du peuple est toujours d’accord avec l’idéal de la civilisation.
Paris triomphera, mais à une condition :
c’est que vous, moi, nous tous qui sommes ici,
nous ne serons qu’une seule âme ; c’est que nous ne serons
qu’un seul soldat et un seul citoyen, un seul citoyen pour aimer Paris,
un seul soldat pour le défendre.

À cette condition, d’une part la république une,
d’autre part le peuple unanime, Paris triomphera.
Quant à moi, je vous remercie de vos acclamations
mais je les rapporte toutes à cette grande angoisse
qui remue toutes les entrailles, la patrie en danger.

Je ne vous demande qu’une chose, l’union !
Par l’union, vous vaincrez.

Étouffez toutes les haines, éloignez tous les ressentiments,
soyez unis, vous serez invincibles.

Serrons-nous tous autour de la république en face de l’invasion,
et soyons frères. Nous vaincrons.
C’est par la fraternité qu’on sauve la liberté.

P’tit prince …

Publié: 2 janvier 2016 dans HUMOUR

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– Ola Petit Prince, Bon Anniversaire … tu as 70 ans … Je l’ai lu dans La Voix du Nord aujourd’hui … on a le même âge tous les deux !!! On s’est un peu perdu de vue … T’as pas changé dis donc … fringuant, écharpe au vent … toujours aussi jeune comme à dix ans … Alors toi … comment ça s’est passé la Vie depuis ???
Pour moi, il me restera les champs de blé.. Et je me rappelle qu’il y a une soixantaine d’an nées, je rêvais d’être prince moi aussi .. qui t’aurait ressemblé trait pour trait .. Alors passe sans trop t’attarder sur mes rives.. Tu as soixante ans de retard.. Ce n’est pas de ta faute.. C’est la faute à mon étoile… né à l’Est …mais un peu trop au Nord, sans doute… complétement à l’Ouest ou peut-être, pas assez… et c’est le Sud qui m’a séduit … le boulot avant tout … C’est la faute à la Crise et à toutes ces an nées qui nous séparent.. C’est la faute à tes cheveux blond-roux, couleur du blé… La faute à ton sourire … C’est la faute à tes yeux agate, qui m’interrogent, me narguent, me testent.. Ton regard qui, si mon regard s’y aventure, me perdrait … et me demanderait « – qu’as-tu fait de ta vie? »
Alors passe ton chemin petit Prince … je ne réponds pas à ce genre de questions … mais saches que j’ai vu la vie avec le coeur et pas seulement avec les yeux … C’est surement lui … le coeur qui me lâchera le premier … Allez petit Prince poursuit ton chemin … ton papa était un saint … il avait des ailes, celles de la gloire et toi, ta mission c’est l’Amour … Allez va … tu as d’autres roses à soigner, d’autres renards à apprivoiser, d’autres moutons à dessiner … d’autres enfants à faire rêver … Passe ton chemin et laisse moi …

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