Archives de décembre, 2013

Le poète à toujours raison …

Publié: 30 décembre 2013 dans PHILOSOPHIE

« La poésie est un territoire où toute affirmation devient vérité. Le poête a dit hier : la vie est vaine comme un pleur, il dit aujourd’hui : la vie est gaie comme le rire, et à chaque fois il a raison …
Il dit aujourd’hui : tout s’achève et sombre dans le silence, il dira demain : rien ne s’achève et tout résonne éternellement, et les deux sont vrais …
Le poète n’a pas besoin de prouver, la seule preuve réside dans l’intensité de son émotion !!! »
La Que não significa, rigorosamente, nada …
:)

C’est le dernier billet pour cette année … Rosy et moi vous souhaitons un bon réveillon  et une Bonne et Heureuse année 2014 !!!

Recouvrance …

Publié: 23 décembre 2013 dans HUMOUR

Septembre 63 … 18 ans … à BREST

Un jour de froid polaire malgré le printemps qui s’annonçait, j’attendais Christophe à l’Anjou Bar, petit rade de Brest …
Il s’installait dans les quartiers lépreux de Recouvrance, un silence épais et comateux qui n’était pas pour me déplaire. Je commandais une bière, puis deux et attendis encore un peu. Je discutais avec Barbara, la femme d’un bosco de la Marchande toujours en mer, qui aurait bien arrondi sa fin de mois avec un jeune inscrit maritime.
J’étais encore à moitié puceau, mais je n’avais pas trop de quoi rincer les Barbara de comptoir !!!
A quatre heures, Christophe pointa son nez à la porte du bar, telle l’étrave d’un navire fendant la vague … J’avais presque oublié qu’il avait quelque chose à me dire. Nous prîmes un verre et puis deux, et … non, rien, ce fût tout !!! Christophe me fit  » salut matelot  » et il décida de changer de port …
Pour le plaisir, je fis encore une fois le tour de l’Anjou. Ce fût un bel après-midi à l’Anjou bar de Recouvrance à Brest !!!

P’tain … j’aurai dû racheter le fonds !!!
J’ignorais alors que d’autres Barbara m’attendaient à Chicago, à Djibouti, à Diégo Suarez, ou à Nouméa …

On me prend souvent pour un autre …

Publié: 11 décembre 2013 dans HUMOUR

Il m’arrive de plus en plus souvent d’être pris pour quelqu’un d’autre …
Ceux qui me croissent ont l’impression de m’avoir vu quelque part … Forcément, au plus tu vieillis, au plus tu rencontres de gens, même s’ils ne se souviennent plus de l’endroit ou des circonstances … mais ils sont sûrs de t’avoir connu !!!

– On se connaît … 

– Ben ???


Même  si leurs visages ne me disent rien, je veux bien faire un effort de mémoire et au hasard nous évoquons les endroits, les circonstances, le lycée, le service militaire. Bref, au bout d’un moment, force est de constater que nous ne nous connaissons pas !!!


En général, je m’en tire par une boutade en lui racontant que j’ai des sosies à Arles …

– Mes sosies sont d’Arles …

Ou parfois par souci d’équité charcutière …

– Mes sosies sont de Lyon …

On s’excuse, on dit que c’est pas grave, que pourtant c’était flagrant … mais, bon, tant pis !!!



La dernière fois, j’ai croisé un gars … qui à stoppé net devant moi …


– Jeff ???  qu’il me dit

– Non … moi c’est Peter …

– Arrête, me prends pas pour un con … on a passé ensemble trois ans en taule à Lannemezan … c’est moi qui te fournissais en chouquettes au foie gras !!!

– Ha non, moi j’étais à Seysses pour le meurtre d’un poulet du Gers …

– Ben, tu lui ressembles …

– A qui … au poulet ???

– Non à Jeff…


Puis s’ensuit l’évocation des amitiés carcérales et des liens qui se tissent entre voyous !!! On va boire un coup au café d’en face pour savourer cet instant de liberté … on discute … on en boit un deuxième, parce que parler ça dessèche la glotte … le patron du bar qui sort de la Centrale de Melun remet sa tournée par sentiment de compagnonnage en souvenir du bon vieux temps … que c’était le temps d’avant Sophie … Comme on ne part jamais sur la tournée du patron on en boit une autre, puis deux et on se quitte bourrés en se promettant de se revoir un jour … le plus tard possible !!!


– Mais c’est marrant … j’aurais mis ma tête à couper que t’étais Jeff…



Je n’ai pas le cœur à décevoir …  Aussi, parfois, quand c’est une fille qui m’interpelle à la terrasse d’un café avec tant de sympathie … Même si je ne la connais ni des lévres ni des dents, je ne me sens pas le droit de la rembarrer et j’ai envie de connaître un peu mieux l’objet de son ressentiment !!!


– Tu te souviens quand j’étais petite … on jouait au docteur …

– Ouais .. et aussi au papa et à la maman !!!

– Et après au lycée, j’aurais bien aimé que tu prennes l’initiative …

– J’étais trop timide et trop puceau !!!

– Quel temps perdu …

– On peut le rattraper … y’a un petit hôtel discret et à deux pas !!!

– Mais, j’suis mariée …

– Discret et à deux pas !!!

– OK …


BON … y’a pas vraiment de règles bien définies … Deux yeux, un nez, une bouche ça rappelle forcément quelqu’un à quelqu’un !!! Et comme dit Monsieur EDDY … »Il y a toujours un con qui me rappelle »