Archives de février, 2013

MAKE-UP

Publié: 28 février 2013 dans HUMOUR

 

Je ne sais pas vous, mais moi, il y a un truc qui m’a toujours fait halluciner.
Ce sont les filles qui se maquillent dans les transports en commun.
Ce matin dans le train de Toulouse … Elle est entrée essoufflée, s’est assise en face de moi, m’a souri genre … – désolée je rentre dans ton compartiment et je ressemble à Arlette Chabot au réveil …
Petite, la trentaine, le teint pâlichon, le cheveu en bataille et les cils en berne … Manifestement, le réveil n’avait pas été facile,
Assise en face de moi, elle sort alors une ENORME trousse, dont elle extirpe avec peine (oui, le train, ça bouge) moult accessoires, tubes, boites et autres brosses, qu’elle étale consciencieusement sur ses genoux. Et là, là, sous mes yeux ébaubis commence le grand chantier…
Et je me mets de l’anticerne, et je me tartine de fond de teint, et je me brosse les cils et les sourcils, oh, tiens, si je mettais du fard à paupières, ah et oui, du mascara, flûte, j’allais oublier le blush, et si j’ajoutais du rouge à lèvres, ce serait mieux. 20 minutes au bas mot ça a duré. J’étais hypnotisé parce qu’avouez, on ne peut pas s’empêcher de regarder ce work in progress étonnant, ce non-besoin d’intimité, cette exposition publique de ses petites manies de fille.
Pour moi, le seul vécu maquillage que  j’ai … c’est Rosy qui s’enferme dans la salle de bain et ça se déroule nécessairement dans la discrétion, sans regards étrangers, en prenant son temps et selon ses envies de l’instant …
Quand la métamorphose fut accomplie, le moins discrètement du monde, avec pléthore de grands gestes et de mimiques très drôles, devant son miroir de poche, j’ai alors eu droit à L’APOTHEOSE, le bouquet final surréaliste, la situation incredible but true… Sa main a farfouillé au fond de son sac magique de Mary Poppins, et à cet instant précis, j’ai presque murmuré « Non, elle ne va pas oser » !!! et n est ressorti, attention, tenez vous bien : le vapo de parfum ! Pschout, pschout, pschout (x10), re-pschout et enfin pschhhhhhout … le coup de collier ultime.
Et là, nous, les passagers du train de 8h12, on a tous eu l’impression de suffoquer comme un jour de soldes chez Marionnaud !!!
Un dernier coup de peigne sur sa tignasse de blonde et nous voilà rendu à MATABIAU …
– J’SUIS EN RETARD … me dit-elle en me submergeant de son sourire radieux !!!
Elle sort en courant, intrigué je la suis …

 


– Juste une petite retouche !!! me dit-elle hilare …

– PAS BELLE LA VIE ???

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AMOUREUX …

Publié: 14 février 2013 dans HUMOUR

Когда в объятия мои Твой стройный стан я заключаю,

И речи нежные любви Тебе с восторгом расточаю,

Безмолвна, от стесненных рук Освобождая стан свой гибкой,

Ты отвечаешь, милый друг,

Мне недоверчивой улыбкой;

Прилежно в памяти храня Измен печальные преданья,

Ты без участья и вниманья Уныло слушаешь меня…

Кляну коварные старанья Преступной юности моей

И встреч условных ожиданья В садах, в безмолвии ночей.

Кляну речей любовный шопот,

Стихов таинственный напев,

И ласки легковерных дев,

И слезы их, и поздний ропот


1830 /// A Pouchkine


OUI, je sais… ce poême de Pouchkine est trés beau … moi-même j’en ai les larmes aux yeux !!!


C’est toute l’âme de la Russie en quelques vers …


Moscou, les plaines d’Ukraine, la place rouge qui était blanche aux dires de Bécaud, le chocolat du café Pouchkine et Nathalie qu’il avait un joli nom … mon guide …

Et Maïakovshi,Tchékov, Blick, grands poêtes comme Staline « petit père du peuple » … et son fameux « goulag » (espèce de pot au feu avec du paprika) !!!

Y savaient cuisiner en ce temps là !!!

Et la Poutine canadienne qui tient au corps permettant d’affronter des froids de 6 béries !!!

Et le « Premier amour » de Tourguéniev … un petit roman qui n’était guère épais comme disait Léon Tolstoï …

Et les petits rats castratrices du Bolchoï qui Casse-noisettes … aïe … aïe …

Et la « Mort du cygne » même qu’on pariait que c’était pas possible qu’il meure à la fin, parce qu’il devait rejouer le lendemain…

Et Pierre et Loulou,

Et le Casatchok, Casa de choc … Même que quand j’étais à Toulon, je croyais que c’était une marque de pastis russe !!!

Bon … faut que j’arrête de me souvenir, quand ça fait mal !!!



A Natalie Gontcharova


Quand je serre, plein de tendresse,

Ton corps si svelte et qu’exalté,

Dans mon étreinte je t’adresse

De doux propos énamourés,

Tu fais s’échapper en silence

Ton corps si souple de mes mains:

Un sourire de méfiance

Est tout ce que de toi j’obtiens.

Ta mémoire étant sans faiblesse

Pour mes nombreuses trahisons

Tu m’écoutes avec tristesse,

Lointaine, sans attention.

Je maudis les ardeurs traitresses

Dont fut coupable ma jeunesse,

Les attentes pour rencontrer

Quelqu’un le soir sous les ramures.

Je maudis l’amoureux murmure,

Le vers si habile à charmer,

Les baisers des filles naïves,

Leurs larmes, leurs plaintes tardives.


1830 /// A. Pouchkine
TENDRE SAINT-VALENTIN … 

CARNAVAL …

Publié: 11 février 2013 dans HUMOUR

VENISE … VENISE… y’en a que pour VENISE …

j’aimerais bien aller à VENISE pour le carnaval mais chaque fois que j’y suis allé c’était inondé !!!

RAS LE BOL

en plus y’a que des japonnais rescapés du tsunami …

j’crois que je vais aller à RIO

FAIS PLUS CHAUD …

même si c’est aussi humide quoique le billet d’avion n’est pas donné …

et les filles sont toutes refaîtes …

de vraies athlétes siliconées !!!

on se croirait au bois de Boulogne à Paris !!! BON …

j’crois que comme d’habitude je finirais à DUNKERQUE déguisé en mémé sadique genre tatie Danielle !!! histoire de boire quelques pintes de biére avec mes copains On fera le chahut sur la place Jean BART !!!

j’irais dormir chez RAOUL

ché mi su cht’ imache avec min boa rosse

te m’auro nin r’connu HEIN !!! ché normal …

j’su déguisé … in Lady GAGA

t’es un vrai babâche ti ‘zaut !!!

PAPA … Comment on fait les bébés ???

Publié: 3 février 2013 dans HUMOUR

 Papa … comment on fait les bébés ???

La photographe canadienne, Pat Laroche n’aura sûrement aucun mal à expliquer à sa fille comment on fait les bébés … En partant du principe qu’un petit dessin vaut mieux qu’un long discours l’artiste a créé une série de photos hilarantes explicatives intitulées «Comment faire un bébé. »







Autodafé …

Publié: 2 février 2013 dans HUMOUR

afghanistan 0659

– Tu viens d’incendier la Bibliothèque ?

Oui. J’ai mis le feu là.

– Mais c’est un crime inouï ! Crime commis par toi contre toi-même, infâme ! Mais tu viens de tuer le rayon de ton âme ! C’est ton propre flambeau que tu viens de souffler ! Ce que ta rage impie et folle ose brûler, C’est ton bien, ton trésor, ta dot, ton héritage Le livre, hostile au maître, est à ton avantage. Le livre a toujours pris fait et cause pour toi. Une bibliothèque est un acte de foi

Des générations ténébreuses encore Qui rendent dans la nuit témoignage à l’aurore. Quoi ! dans ce vénérable amas des vérités, Dans ces chefs-d’oeuvre pleins de foudre et de clartés, Dans ce tombeau des temps devenu répertoire, Dans les siècles, dans l’homme antique, dans l’histoire, Dans le passé, leçon qu’épelle l’avenir, Dans ce qui commença pour ne jamais finir, Dans les poètes! quoi, dans ce gouffre des bibles, Dans le divin monceau des Eschyles terribles, Des Homères, des jobs, debout sur l’horizon, Dans Molière, Voltaire et Kant, dans la raison, Tu jettes, misérable, une torche enflammée ! De tout l’esprit humain tu fais de la fumée ! As-tu donc oublié que ton libérateur, C’est le livre ? Le livre est là sur la hauteur; Il luit; parce qu’il brille et qu’il les illumine, Il détruit l’échafaud, la guerre, la famine Il parle, plus d’esclave et plus de paria. Ouvre un livre. Platon, Milton, Beccaria. Lis ces prophètes, Dante, ou Shakspeare, ou Corneille L’âme immense qu’ils ont en eux, en toi s’éveille ; Ébloui, tu te sens le même homme qu’eux tous ; Tu deviens en lisant grave, pensif et doux ; Tu sens dans ton esprit tous ces grands hommes croître, Ils t’enseignent ainsi que l’aube éclaire un cloître À mesure qu’il plonge en ton coeur plus avant, Leur chaud rayon t’apaise et te fait plus vivant ; Ton âme interrogée est prête à leur répondre ; Tu te reconnais bon, puis meilleur; tu sens fondre, Comme la neige au feu, ton orgueil, tes fureurs, Le mal, les préjugés, les rois, les empereurs ! Car la science en l’homme arrive la première. Puis vient la liberté. Toute cette lumière, C’est à toi comprends donc, et c’est toi qui l’éteins ! Les buts rêvés par toi sont par le livre atteints. Le livre en ta pensée entre, il défait en elle Les liens que l’erreur à la vérité mêle, Car toute conscience est un noeud gordien. Il est ton médecin, ton guide, ton gardien. Ta haine, il la guérit ; ta démence, il te l’ôte. Voilà ce que tu perds, hélas, et par ta faute ! Le livre est ta richesse à toi ! c’est le savoir, Le droit, la vérité, la vertu, le devoir, Le progrès, la raison dissipant tout délire … Et tu détruis cela, toi !

– je ne sais pas lire.                                                                                                                                                          Victor HUGO