Archives de avril, 2011

Le poête a toujours raison …

Publié: 24 avril 2011 dans HUMOUR

La poésie est un territoire où toute affirmation devient vérité. Le poête a dit hier : la vie est vaine comme un pleur, il dit aujourd’hui : la vie est gaie comme le rire, et à chaque fois il a raison.

Il dit aujourd’hui : tout s’achève et sombre dans le silence, il dira demain : rien ne s’achève et tout résonne éternellement, et les deux sont vrais.

Le poête n’a pas besoin de prouver, la seule preuve réside dans l’intensité de son émotion .

La Que não significa, rigorosamente, nada.

 Milan Kundera e Vera Kundera, 1973.

On fait le pont …

Publié: 23 avril 2011 dans HUMOUR

On fait le pont …

Des ouvriers qui font le pont lors du week-end de Pâques…doivent avoir le sentiment de ne jamais s’arrêter de travailler !!!

c’est comme ceux qui bossent dans le secteur automobile …qui pour se changer les idées font un break !!!

ou comme les sorcières qui prendraient une année sabbatique !!!

ou une danseuse qui léverait le pied …

ou un trompettiste qui mettrait son instrument de côté …histoire de souffler un peu !!!

de toutes façons …

ils font ce qu’ils veulent, moi je suis de garde … au pied du pont !!!

BON WEEK-END A TOUS …

Paul CLAUDEL

Publié: 4 avril 2011 dans SOCIETE

Paul Claudel écrivait en 1923, alors qu’il était Ambassadeur de France au Japon

« Le Japon est, plus qu’aucune autre partie de la planète, un pays de danger et d’alerte continuelle, toujours exposé à quelque catastrophe: raz de marée, cyclone, éruption, tremblement de terre, incendie, inondation. Son sol n’a aucune solidité. Il est fait de molles alluvions le long d’un empilement précaire de matériaux disjoints, pierres et sable, lave et cendres, que maintiennent les racines tenaces d’une végétation semi-tropicale… L’homme d’ici est comme le fils d’une mère très respectée, mais malheureusement épileptique… C’est une chose d’une horreur sans nom que de voir autour de soi la grande terre bouger comme emplie tout à coup d’une vie monstrueuse et autonome… Un choc, encore un autre choc, terrible, puis l’immobilité revient peu à peu, mais la terre ne cesse de frémir sourdement, avec de nouvelles crises qui reviennent toutes les heures. »

Mardi 15 mars, à perte de vue, des débris jonchent le sol et même ces rescapés du tsunami ne reconnaissent plus l’endroit où ils vivaient : la ville de Minami-Sanriku est un désert de ruines. Tous les Japonais mettent désormais leur espoir dans les équipes de secours pour tenter de retrouver plus de 10.000 habitants, sur les 17.000 de cette localité portuaire, toujours portés disparus.

Mardi 15 mars, à perte de vue, des débris jonchent le sol et même ces rescapés du tsunami ne reconnaissent plus l’endroit où ils vivaient : la ville de Minami-Sanriku est un désert de ruines. Tous les Japonais mettent désormais leur espoir dans les équipes de secours pour tenter de retrouver plus de 10.000 habitants, sur les 17.000 de cette localité portuaire, toujours portés disparus.